C’est depuis la capitale kényane qu’a retenti un signal fort à destination des chancelleries et des milieux d’affaires du continent, à l’occasion du Sommet Africa Forward (11 au 13 mai 20026). Business Africa, le Mouvement des Entreprises de France International (MEDEF International), la Kenya Private Sector Alliance (KEPSA) et l’Alliance des Patronats Francophones ont signé une déclaration conjointe ambitieuse, appelant à une refondation en profondeur des relations économiques entre l’Afrique et la France. Pour le Sénégal, engagé dans une transformation structurelle accélérée sous l’impulsion du Plan Sénégal 2050, ce texte arrive à point nommé.
Fini le temps des flux financiers dispersés et de la coopération à sens unique. Les signataires l’affirment sans ambages : le partenariat « doit passer d’une logique de flux financiers dispersés à une logique d’investissements structurants et ciblés ». L’investissement productif y est érigé en « condition première de la transformation économique, de la création d’emplois et de la souveraineté industrielle ».
Une formulation qui résonne particulièrement au Sénégal, où l’exploitation du pétrole et du gaz ouvre une fenêtre historique d’industrialisation, mais aussi où le débat sur la souveraineté économique occupe le cœur du débat politique depuis l’arrivée au pouvoir du tandem Faye-Sonko.
Des filières prioritaires taillées pour Dakar
La déclaration identifie des secteurs clés pour la création de fonds franco-africains conjoints : agro-industrie, transformation minière, énergies, santé, numérique, mobilité, industries culturelles, bâtiment et infrastructures . Autant de domaines dans lesquels le Sénégal dispose d’atouts réels et de besoins criants.
Le texte appelle notamment à « l’identification conjointe de chaînes de valeur prioritaires » et à « la création de fonds sectoriels franco-africain



















































































