MetLife Stadium (États-Unis) – L’Espagne est redevenue la reine du football mondial. Seize ans après son premier sacre en Afrique du Sud en 2010, la Roja a remporté sa deuxième Coupe du monde en battant l’Argentine 1-0 après prolongation, dimanche, au terme d’une finale à sens unique sur le plan tactique.
Longtemps incapables de trouver la faille malgré leur domination, les hommes de Luis de la Fuente ont finalement été récompensés à la 107e minute grâce à Ferran Torres, l’attaquant du FC Barcelone, auteur du but qui offre à l’Espagne une deuxième étoile mondiale.
Cette finale restera surtout dans les mémoires pour l’impuissance offensive de l’Argentine. Double championne du monde en titre, l’Albiceleste de Lionel Scaloni n’a tout simplement pas existé face au pressing et à la maîtrise collective espagnole. Durant 107 minutes, les Argentins n’ont tenté aucun tir, une statistique rarissime à ce niveau. Leur première frappe n’est intervenue qu’à la 117e minute, sans véritable danger pour la défense espagnole.
Au cœur de cette démonstration, le jeune défenseur Pau Cubarsí a livré une prestation exceptionnelle. Impérial dans les duels et parfaitement organisé, il a muselé les attaquants argentins, notamment Lionel Messi, qui a vécu une soirée très difficile. Au coup de sifflet final, l’image du capitaine argentin, assis sur la pelouse et accablé par la défaite, a marqué les esprits.
Quelques instants plus tard, Lamine Yamal est allé consoler son idole, offrant une scène pleine d’émotion qui symbolise le passage de témoin entre une légende du football et l’une de ses futures stars.
L’élégance s’est également invitée après la rencontre. Malgré la déception, Lionel Scaloni et Luis de la Fuente se sont chaleureusement félicités, offrant une belle leçon de respect et de fair-play.
Au classement des récompenses individuelles, Kylian Mbappé termine meilleur buteur de la compétition avec 10 réalisations, confirmant son statut de référence mondiale. L’Anglais Michael Olise s’adjuge, lui, le titre de meilleur passeur avec sept passes décisives et Rodri, le capitaine espagnol sacré Meilleur joueur du Tournoi.
Cette 23e Coupe du monde, organisée du 11 juin au 19 juillet 2026 par les États-Unis, le Canada et le Mexique, restera comme celle de tous les records. Pour la première fois, 48 nations ont participé à la phase finale, disputant 104 matchs pour un total de 318 buts, soit une moyenne de 3,06 buts par rencontre. L’Angleterre complète le podium en terminant troisième.
Avec ce nouveau sacre, l’Espagne confirme l’émergence d’une génération exceptionnelle, capable de dominer le football mondial grâce à un jeu collectif parfaitement maîtrisé. À l’inverse, cette défaite pourrait marquer la fin d’un cycle pour l’Argentine de Lionel Messi, dont le rêve d’un nouveau titre mondial s’est envolé face à une Roja tout simplement irrésistible.
Mame NGUIRANE




















































































