Dans l’affaire du projet de cession de 300 tonnes d’uranium à la société roumaine Nuclearelectrica, la vague d’arrestations consécutive aux révélations de Jeune Afrique et de MDMG Sahel en dit long sur la dérive autoritaire du régime Tiani. Plutôt que de répondre sur le fond ; les conditions de la transaction, les bénéficiaires réels, le prix, les circuits de décision et les garanties apportées à l’État nigérien ; le pouvoir semble avoir choisi sa méthode habituelle : traquer la fuite plutôt qu’expliquer le deal.
La transaction apparaît désormais sérieusement compromise. À Niamey, les révélations ont provoqué une onde de choc au sommet de l’État, où l’on semble moins préoccupé par le contenu du dossier que par l’identité de ceux qui ont permis sa diffusion. Selon plusieurs sources, une véritable chasse aux fuites est engagée. Mais dans ce type d’opération, les documents sensibles ne circulent jamais dans un circuit strictement national. Ils sont rédigés, amendés, transmis, validés et parfois partagés entre plusieurs interlocuteurs, au Niger comme à l’étranger.
Autrement dit, chercher uniquement du côté nigérien pourrait s’avérer réducteur. Les traces peuvent aussi mener vers les partenaires de la transaction, leurs intermédiaires, leurs conseils ou leurs réseaux. Côté roumain, peut-être. Plus loin encore, éventuellement.
Balla Arabé a déjà quelques pistes intéressantes à creuser. Il saura de quoi je parle.
Hamid Amadou N’gadé
MDMG Sahel






















































































