Après les violents affrontements qui ont secoué l’université et ses environs durant une grande partie de la journée et de la soirée de lundi, le bilan sécuritaire s’alourdit. Les forces de l’ordre ont procédé à une vague d’interpellations massives au sein de la communauté estudiantine.
Ce sont au total plus de 105 étudiants qui ont été conduits dans les différents commissariats de Dakar selon des sources médiatiques. Les charges retenues contre eux sont « participation à une manifestation non autorisée », « trouble à l’ordre public » et « destruction de biens publics ». Toutefois, de nombreux témoignages font état de blessures visibles, ainsi que de marques de sévices et de violences subis lors des opérations de maintien de l’ordre ou pendant les transferts.
Le Collectif des délégués dénonce une « traque »
Face à cette situation, le Collectif des délégués d’étudiants est monté au créneau pour fustiger des arrestations jugées « arbitraires ». Pour les représentants syndicaux, la réponse sécuritaire est disproportionnée par rapport au contexte de deuil que traverse le campus après la perte d’un des leurs. « Nous sommes en deuil, et au lieu de nous laisser pleurer Abdoulaye, on nous traque jusque dans nos chambres », a déploré un représentant syndical sous le couvert de l’anonymat.
Le sentiment d’oppression est palpable chez les étudiants qui voient dans ces arrestations une volonté d’étouffer la contestation plutôt que de rechercher un dialogue. Le collectif exige désormais la libération sans condition de tous les camarades interpellés. La tension reste vive et la présence policière aux abords des campus universitaires est toujours renforcée.

Walf























































































