Le tribunal correctionnel de Richard-Toll rendra son verdict le 26 février prochain dans l’affaire Julien Pierre Weynachter, ce ressortissant français de 56 ans poursuivi pour des faits de pédocriminalité.
L’ancien directeur de l’école primaire et secondaire Jacques Mimran a comparu jeudi 13 février 2026, après plus d’un an de détention préventive. Le parquet a requis une peine de cinq ans de prison ferme à son encontre.
L’affaire avait éclaté en novembre 2024, lorsque la Division spéciale de Cybersécurité (DSC) avait interpellé Julien Pierre Weynachter à son domicile de la Cité des cadres de la Compagnie sucrière sénégalaise (CSS), à Richard-Toll. L’enquête a été ouverte suite à une information judiciaire demandée par le parquet de Dakar et confiée au juge d’instruction du troisième cabinet.
Selon Libération, les experts de la DSC, qui surveillent des sites de partage de contenus pédocriminels, avaient détecté une adresse IP très active provenant de Richard-Toll. Les investigations techniques ont formellement identifié le directeur de l’école comme étant l’utilisateur de cette connexion.
Lors de la perquisition effectuée à son domicile, les enquêteurs ont fait des découvertes troublantes. Selon Libération, la DSC a comptabilisé pas moins de 237 contenus pédopornographiques dans l’ordinateur de l’ancien directeur, dont certains dataient de 2008. Plus inquiétant encore, les policiers ont retrouvé dans sa salle de bains une culotte pour enfant ainsi que des ‘Kinder Joy’, ces friandises prisées des plus jeunes. Des éléments qui alimentent les soupçons des enquêteurs quant à une possible implication de l’accusé auprès d’enfants qu’il aurait côtoyés dans le cadre de ses fonctions. Un lot de préservatifs a aussi été retrouvé à son domicile.
Durant l’instruction, des témoignages évoquent des vacances suspectes de deux enfants chez lui ainsi que des baignades fréquentes avec des enfants dans sa piscine, selon des sources proches du dossier.
Face au juge, Julien Pierre Weynachter a nié les accusations de pédophilie. Lors de l’audience du 13 février, son avocat, Me Ciré Clédor LY, a plaidé pour l’acquittement de son client, arguant du doute raisonnable. À titre subsidiaire, il a demandé une peine alternative. De son côté, la CSS, constituée partie civile, a demandé des dommages et intérêts symboliques d’un franc. Son conseil, Me Mohamadou Makhtar DIOP, a souligné que l’entreprise avait subi un préjudice tant matériel que moral, car l’établissement étant destiné aux enfants des employés de la société.

Walf























































































