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POLITIQUE
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À l’approche des échéances électorales de 2027, Aminata Touré assure que le calendrier républicain sera respecté et récuse toute inquiétude sur un éventuel report des élections territoriales. La Haut-Représentante du chef de l’État estime que le président Bassirou Diomaye Faye agit dans le cadre de ses prérogatives constitutionnelles et appelle l’opposition à lui laisser cette marge de décision.

Le débat sur la tenue des élections territoriales prévues en 2027 ne traduit, selon elle, aucune remise en cause des acquis démocratiques. Aminata Touré renvoie notamment aux dispositions de l’article 269 du Code électoral, qui permettent au président de la République de fixer par décret la date du scrutin au cours de la cinquième année du mandat des élus locaux.

« Le président est toujours dans le cadre de la loi », insiste-t-elle, avant d’ajouter que l’élection municipale « se tiendra dans l’année 2027 ».

Cette mise au point intervient alors que des voix de l’opposition et de la société civile réclament davantage de visibilité sur le processus électoral. Aminata Touré considère cette vigilance comme légitime dans une démocratie, tout en rejetant l’idée d’un manquement de l’Exécutif.

Le calendrier, mais aussi la dissolution

La question électorale se double d’une autre incertitude : celle d’une éventuelle dissolution de l’Assemblée nationale et, par conséquent, de la tenue de législatives. Sur ce point, Aminata Touré refuse de se substituer au chef de l’État. « Est-ce qu’il dissout ? Est-ce qu’il ne dissout pas ? Ce sont ses prérogatives », souligne-t-elle.

Elle estime toutefois que la configuration actuelle de l’Assemblée nationale ne facilite pas l’action du président de la République. Elle appelle ainsi les députés à revenir, selon ses termes, à une « posture républicaine », estimant qu’il n’est jamais trop tard pour que le Parlement retrouve un fonctionnement plus apaisé. Pour la responsable de Kiiray, la priorité reste de préserver le fonctionnement régulier des institutions, quelle que soit l’issue politique du bras de fer actuel.

Kiiray veut accélérer sa massification

En parallèle de ces enjeux institutionnels, Aminata Touré affiche ses ambitions pour Kiiray, le parti dirigé par le président Bassirou Diomaye Faye. Elle assure que la nouvelle formation politique se prépare déjà aux prochaines échéances, quelle que soit la date retenue pour les différents scrutins. « Nous serons prêts, quelle que soit la date qui est fixée », affirme-t-elle.

La stratégie revendiquée repose notamment sur l’implantation territoriale des élus locaux. Aminata Touré met en avant la présence de nombreux maires au sein de la formation et souligne leur proximité avec les populations. Elle évoque également l’arrivée de « plus de 447 organisations » ayant rejoint la dynamique politique autour de Kiiray.

Une recomposition au sein de l’ancien camp présidentiel

Pour Aminata Touré, cette dynamique ne se limite pas à des ralliements individuels. Elle estime qu’une partie importante des forces qui avaient accompagné le président Bassirou Diomaye Faye lors de son accession au pouvoir est aujourd’hui appelée à se retrouver dans cette nouvelle configuration.

Elle rappelle notamment que Bassirou Diomaye Faye était auparavant secrétaire général de PASTEF et que cette formation faisait partie de la coalition Diomaye Président. « Il y a tout des pans importants de PASTEF qui le rejoignent dans Kiiray », affirme-t-elle, faisant état de démissions et de ralliements enregistrés dans plusieurs localités.

Derrière cette recomposition, c’est donc déjà la bataille de l’ancrage territorial qui se dessine. Les élections de 2027 pourraient constituer un premier test grandeur nature pour mesurer le poids réel de Kiiray face à PASTEF et aux autres forces politiques.

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