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SANTE
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L’Organisation mondiale de la santé (OMS) a indiqué mercredi qu’elle espère inverser la tendance à la hausse de l’épidémie d’Ebola en République démocratique du Congo en trois mois.

Partie de la province de l’Ituri (nord-est), l’épidémie actuelle se propage plus rapidement que toutes les épidémies précédentes, selon l’OMS, faisant état de 4.449 cas confirmés, dont 2.061 décès.

L’insécurité entretenue par des groupes armés et la défiance de la population compliquent la riposte.

« Si tous les volets de la riposte sont mis en œuvre simultanément dans les cinq zones de transmission, nous prévoyons un renversement de tendance dans trois mois », a déclaré Abdirahman Mahamud, directeur du programme d’alerte et de réponse d’urgence de l’OMS.

« Cela ne signifie pas pour autant que l’épidémie sera terminée dans trois mois », a expliqué l’OMS à l’AFP.

« Même une fois la transmission maîtrisée, nous devrons poursuivre les activités de surveillance, de préparation et de réponse afin de nous assurer que le virus ne réapparaît pas et que les progrès soient pérennisés », a-t-elle indiqué.

Sous la direction de la RDC, un plan opérationnel de 180 jours, couvrant la période du 1er août au 27 janvier 2027, a été élaboré « pour maîtriser la transmission, sauver des vies et empêcher toute nouvelle propagation du virus dans le pays », selon l’OMS, qui souligne que la durée réelle de l’épidémie dépendra de l’évolution de la transmission et des mesures de riposte.

La RDC a déclaré le 15 mai la 17e épidémie d’Ebola, avec plusieurs semaines de retard, avant que l’OMS ne déclenche deux jours plus tard une urgence de santé publique de portée internationale, son deuxième niveau d’alerte le plus élevé.

« À ce stade, il est impossible de déterminer avec précision quand l’épidémie a commencé. Les travaux à ce sujet sont en cours. Selon les estimations, elle aurait débuté deux à trois mois avant la déclaration de la situation d’urgence de santé publique de portée internationale », a déclaré Chikwe Ihekweazu, qui dirige le programme de l’OMS de gestion des situations d’urgence sanitaire.

Elle sévit désormais dans plusieurs provinces du nord-est et de l’est, des régions densément peuplées où la présence de l’État est fragile et les infrastructures de santé largement démunies.

« La surveillance (des cas) est notre principal défi opérationnel », avec comme objectif de porter le taux de suivi des contacts à 95 %, contre environ 80 % actuellement, a expliqué le chef de l’OMS, Tedros Adhanom Ghebreyesus.

« Nous triplons également notre capacité d’accueil, avec pour objectif d’atteindre 3.000 lits d’ici 12 semaines », a-t-il ajouté.

Ebola, qui se transmet par contact avec les fluides corporels et provoque une fièvre hémorragique, a tué plus de 15.000 personnes en Afrique au cours des 50 dernières années.

AFP

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