Les dernières projections macroéconomiques indiquent que le secteur non pétrolier devrait représenter 66,4 % du produit intérieur brut (PIB) en 2028, contre 63,6 % en 2026, confirmant une évolution progressive de la structure économique nationale.
Cette transformation intervient alors que la production d’hydrocarbures continue de diminuer sous l’effet du vieillissement des principaux gisements offshore. Les prévisions tablent sur une baisse moyenne de la production pétrolière et gazière au cours des prochaines années, réduisant progressivement la contribution du secteur extractif à la richesse nationale.
Dans ce contexte, les autorités cherchent à développer de nouveaux moteurs de croissance autour des infrastructures, de la construction, des services, du commerce, de l’agriculture, de la pêche et de certaines activités industrielles. Les investissements dans les infrastructures logistiques et les projets gaziers en aval doivent également contribuer à soutenir cette transition économique.
Selon les projections disponibles, le PIB réel devrait encore reculer à court terme avant un retour progressif à la croissance. Cette évolution reflète la difficulté de compenser rapidement la baisse des revenus pétroliers, qui demeurent une source essentielle de recettes publiques et de devises.
La diversification engagée ne signifie toutefois pas un abandon des hydrocarbures. Le pays poursuit le développement du Gas Mega Hub, destiné à valoriser les ressources gazières nationales et régionales, tout en cherchant à attirer de nouveaux investissements dans l’exploration et les infrastructures énergétiques.
Le principal défi consistera désormais à faire en sorte que la croissance des secteurs non pétroliers génère suffisamment d’emplois, de recettes fiscales et de valeur ajoutée pour réduire durablement la dépendance de l’économie aux hydrocarbures. Le succès de cette stratégie dépendra également de la capacité du pays à attirer des investissements privés, améliorer le climat des affaires et poursuivre les réformes économiques.
Sources : Projections macroéconomiques de la Guinée équatoriale ; données économiques officielles ; analyses sectorielles sur l’évolution du PIB et des hydrocarbures.




















































































